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Camille Saint-Saëns : Le Cygne

Camille Saint-Saëns : Le Cygne

2020

LE CYGNE, CAMILLE DE SAINT-SAËNS (1886) Quoi de plus majestueux qu’un cygne qui glisse sur l’eau ? A cette question, Camille Saint-Saëns répond par une partition de toute beauté ! Et répartit les tâches en toute simplicité : le piano se charge de planter le décor – on imagine un lac – quand le violoncelle endosse le rôle de l’animal… On commence comme on finira, par une mesure de piano qui prend le temps de nous évoquer les eaux dans toute leur sérénité. Le rythme n’est pas lent pour autant, il suggère la puissance tranquille des divers éléments du lac : le courant, les flux et le reflux des vaguelettes, les mystères des tréfonds aquatiques… Mais il le fait avec douceur. Les deux mains jouent d’ailleurs à une cadence identique, rien ne vient perturber ce paysage… La pédale du piano fait d’ailleurs résonner les notes, donnant le sentiment que le récit est rêvé… Il y a chez le cygne quelque chose d’irréel, de si beau et d’étrange qu’il pourrait, effectivement, sortir d’un rêve. Ici, l’oiseau se laisse glisser sur les eaux, délicatement, sans effort particulier. Le fait qu’il glisse est un élément important puisque, pour en rendre compte, Saint-Saëns fait appel à un instrument capable d’en reproduire la sensation… En musique, un « glissando » est un glissement continu d’une note à une autre, sans silence entre les deux. Plutôt que de choisir un trombone ou une guitare, Saint-Saëns s’est tourné vers le violoncelle. L’archet a-t-il quelque chose à voir avec les larges ailes du cygne ?

Genres / Catégories: Explication musicologique
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